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Quels impacts de l’innovation technologique sur les conditions et l’environnement de travail ?

Quels impacts de l’innovation  technologique sur les conditions et l’environnement de travail ?

Nouvelles sources de stress, nouvelle relation à l’objet, complexité des objets intelligents, dématérialisation du travail… : les relations que nous entretenons avec le monde du travail se modifient, changent, évoluent. L’informatique, les systèmes de communication, la notion même de lieu de travail fixe, tendent à disparaître. Les prouesses technologiques, permettent aux salariés de travailler à tout moment et partout… avec des conséquences parfois contestées sur leur santé. Pour un environnement de travail synonyme de bonne qualité de vie, il faut penser au réaménagement des espaces de travail et envisager la mobilité comme un nouveau moteur de performance des organisations.

 

L’évolution des technologies numériques opère une transformation profonde au sein des entreprises en termes d’organisation du travail. Elles offrent autonomie et souplesse à l’entreprise et aux collaborateurs, en signant le début de la fin de l’espace de travail fixe. Elles abolissent les frontières strictes entre vie privée et vie professionnelle à l’ère du toujours connecté-toujours joignable. Elles peuvent également contribuer à la détérioration des conditions de travail avec un impact réel sur la santé si l’on n’y prend garde.

La technologie au service d’un environnement de travail sain et stimulant

Bien encadrées et maîtrisées, les innovations technologiques représentent un atout certain pour les conditions et l’environnement de travail.

Le développement des interactions homme-machine

Les constantes interactions technologiques mettent le cerveau sur le qui-vive, avec risque de perte de notion de limite, dépendance et sentiment d’être submergé. Elles sont aussi une formidable possibilité, offerte notamment par la technologie 3D, de simuler le travail futur en imaginant le réaménagement des espaces ou l’évolution d’un système d’information. Les chefs de projets peuvent ainsi anticiper les problématiques touchant aux conditions de travail et à la santé des salariés.

La mobilité comme moteur de performance des organisations

Le digital abolit les distances géographiques entre l’entreprise, les managers, les collaborateurs et leur domicile. Il permet ainsi d’envisager de nouveaux modes d’organisation plus souples, qui améliorent la qualité de vie des collaborateurs… La loi Travail avec son volet sur le droit à la déconnexion, entrée en vigueur en janvier 2017, veille notamment à disposer d’un cadre régulateur pour préserver les frontières entre vie privée et vie professionnelle. Un cadre législatif ne règle cependant pas tout. C’est un changement de mentalité qui doit s’opérer, et qui est à l’œuvre ces dernières années, afin que le nomadisme, où chacun doit être joignable à tout moment et partout, ne soit pas vu comme une source de stress mais comme un moteur de performance. Une expérience physique et humaine de qualité ne peut en effet que s’incarner dans des espaces de travail adaptés, qui favorisent de réels échanges. La performance collective ne peut se développer que dans un univers structuré pour la co-construction et l’innovation. Les innovations technologiques permettent de prendre en compte à la fois les activités nécessitant beaucoup de concentration avec un poste de travail fermé et celles favorisant les tâches en équipe avec des espaces de travail communs semi-ouverts ou ouverts, avec une forte attention apportée sur les aspects acoustiques, phoniques, isolants, etc.

Une capacité nouvelle de travail collaboratif

L’innovation technologique est également en marche pour déployer une communication plus transversale entre les collaborateurs et du même coup mobiliser l’intelligence collective. La transformation numérique favorise la collaboration de tous les instants clés de l’entreprise, avec une nouvelle manière de travailler, d’apprendre, de manager, de dialoguer, de coopérer dans le travail. C’est une révolution en matière d’approche pédagogique et managériale.

Une évolution constante pour éviter le technostress

Ne nous y trompons pas : l’humain est plus que jamais au cœur de l’expérience digitale. C’est la condition nécessaire pour que l’entreprise tire le meilleur parti des innovations technologiques et que le technostress ne soit pas le mal inéluctable d’un 21e siècle résolument digital.

Craig Brod, un entrepreneur américain définissait, pour la première fois, en 1984 déjà, le terme dans son ouvrage « Technostress, the human cost of the computer révolution » : « une maladie moderne d’adaptation due à l’incapacité à faire face aux nouvelles technologies informatiques de manière saine ». Trois décennies plus tard, après l’avènement d’Internet et des objets connectés, on imagine aisément que le sujet est plus que jamais d’actualité. Il engendre un coût important : au niveau individuel des collaborateurs (stress, burn-out, maladies…), mais aussi au niveau de l’entreprise dans son ensemble (fort taux d’absentéisme, de turn-over, réputation mise à mal...). L’innovation technologique peut en effet être une nouvelle source de mal-être.

Le collaborateur moderne, ultra-connecté, est confronté à un dilemme insoluble : courir après le temps, rationaliser chaque minute de travail, renforcer le contrôle de son activité, s’efforcer d’être multitâche, répondre aux nombreuses sollicitations en même temps que de faire face à un afflux excessif d’informations. Comment alors trouver à se ménager des plages de réflexion dans un espace de travail qui n’en est plus réellement un ? Comment ne pas se retrouver avec le cerveau saturé d’informations et la concentration en péril ?

Autant l’innovation technologique constitue un formidable levier d’amélioration des conditions de travail avec des impacts positifs sur le bien-être des collaborateurs, leur performance et leur engagement, autant, à l’inverse, elle peut être contre-productive si l’entreprise a négligé les impacts possibles d’un équipement digital inadapté : par exemple, le manque d’efficacité opérationnelle, le sentiment d’absence de reconnaissance, le désengagement, l’impression de réaliser des tâches sans valeur ajoutée, etc.

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